Charles Pasqua… trois fois en prison, ce serait le minimum.

Pasqua-prisonCe brave homme qui promettait de « terroriser les terroristes », qui faisait sien avant l’heure du fameux slogan « insécurité, tolérance zéro » s’est donc vu condamner par la Justice à un an de prison ferme.

En clair, il est reconnu coupable d’avoir trempé dans un trafic d’armes en direction de l’Angola. Merveilleux homme qui durant près de cinq décennies, pérorait à longueur d’antennes, de discours sur toute cette racaille délinquante.

A la vérité, je me suis toujours interrogé comme cet individu ait pu accomplir une carrière politique aussi longue… Ne serait-ce qu’avec son organisation de Barbouzes, de nervis réactionnaires et de truands du milieu (le S.A.C) ;  dans une démocratie digne de ce nom, il n’aurait pu accéder à de tels honneurs mais je n’oublie pas que nous en sommes en France.

Et si Nicolas Sarkozy accélère la déliquescence de la notion même de République et de démocratie irréprochable (ah oui c’est du Sarkozy dans le texte), le phénomène bananier et clanique n’est pas apparu en 2007… force est de le constater.

Donc déjà pour son œuvre barbouzarde, Charles Pasqua aurait du connaître le confort spartiate d’une geôle réglementaire.

Cependant, il aurait été naïf de penser qu’une fois la justice passée, notre ancien ministre de l’Intérieur en reste là. Non, de il procède comme un vulgaire maître chanteur sur le thème éculé du « retenez moi où je fais un malheur ».

Aussi, ce jour il devrait faire des révélations mais bizarrement uniquement contre Jacque Chirac et Dominique de Villepin… rien contre son ancien petit protégé,  un certain Nicolas Sarkozy, successeur de Charles Pasqua en qualité de parrain des Hauts de Seines. Ce n’est pas Philippe Devedjan qui avait promis de nettoyer les écuries d’Augias de ce département, ö combien symbolique de la réalité des pratiques sarkoziennes. Il en est mort politiquement, soit dit en passant.

J’en viens par conséquent à ce troisième séjour en prison de Charles Pasqua.

De deux choses l’une :

Soit il ne dira rien et on peut donc considérer qu’il a fait du chantage en mettant en cause des anciens représentants de la nation…  Or, le chantage est considéré comme un délit, passible d’au maximum de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

Soit, il parle et donc il a couvert durant des années des actes graves et donc à moins de jouer sur la prescription des faits, il s’en rendu coupable d’obstruction à la justice ; délit, lui aussi, passible de six mois à deux ans de prison (je ne pense pas que ce soit le terme juridique exact, j’espère que vous me pardonnerez). Bref, comme on le souligne souvent pour un simple citoyen, nul n’est censé ignorer et encore moins un ministre.

Au final que Charles Pasqua s’estime heureux… une seule condamnation, c’est bien le moins qu’il puisse lui arriver au regard de l’ensemble de son œuvre.

Au fait, pourquoi tous nos Présidents ou presque ont été ministre de l’intérieur… hormis de Gaulle mais c’est un cas à part et Giscard qui lui… n’a fait qu’un mandat. On peut d’ailleurs s’interroger sur le rôle des réseaux Pasqua dans sa non réélection.

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