Chômage… les syndicats dans un silence de mort…

Marxiste ? non même plus.

Les chiffres sont tombés la semaine dernière, des blogueurs émérites comme Peuples ou Intox ont démonté la vaste supercherie des nouveaux chiffres du chômage, pourtant les principales centrales syndicales sont muettes sur ce sujet prioritaire…

Au risque de choquer les bobos de gauche, j’aimerais qu’au lieu de disserter des heures sur l’identité nationale et sur ses sujets périphériques, on inverse un peu le temps imparti à une problématiques qui touche plus de 4 millions de travailleurs.

Ce matin, j’ai donc fait le tour des sites syndicaux (CGT, CFDT, FO) et je dois dire mon désarroi face à l’indigence de ce que j’ai lu ou pas lu sur cette nouvelle et inquiétante augmentation du chômage.

Entre ceux qui ont l’air complètement absorbé par la préparation d’un congrès et d’autres qui en sont à écrire  de telles banalités « L’après crise se prépare aujourd’hui, la CFDT y prend sa part. Elle mobilise tous ses militants dans les entreprises. » ou encore qui se préoccupent en premier lieu du Pôle Emploi… J’avoue ma perplexité devant tant d’audace pour ne pas dire plus.

Le pompon revenant comme il se doit à la CFDT avec ce passage grandiose « Il convient de prolonger les mesures de chômage partiel et de formation. », pour mémoire c’est ce syndicat qui avait popularisé la réduction du temps de travail à la fin des années 70…

Cette attitude est d’autant plus regrettable qu’en mai dernier, la Confédération Européenne des Syndicats était nettement plus offensive avec notamment un plan extraordinaire de réduction du temps de travail financé par le Fonds Social Européen…

Si certains pensent que repeindre en vert la croissance et les emplois jeunes suffiront pour sortir de la crise… dont acte mais que les syndicats ne soient tout simplement plus en mesure d’apporter un minimum de propositions sur ce qui constitue leur raison d’être, à savoir le travail ; c’est particulièrement inquiétant.

Qu’est ce qui différencie dans ces conditions, un syndicat d’une simple corporation ?

Au final, comme pour les partis politiques, on peut légitimement se demander si ces syndicats issus de la révolution industrielle et capitalistique sont encore en mesure de s’adapter aux nouveaux défis d’aujourd’hui et de demain ?

Le capitalisme est moribond, il est en train de céder du fait d’injustices structurelles et conjoncturelles qu’il ne parvient plus à cacher, plus à « domestiquer » ; son paradigme initial d’un « monde infini », pour les plus riches, s’est autodétruit.

Aujourd’hui, bien qu’encore balbutiant, c’est bien la nécessité d’une redéfinition d’un système qui s’affirme où l’enjeu n’est plus la question de la production n’est plus centrale mais seulement accessoire. Difficile de résumer une réflexion encore chancelante en une phrase, ce sera l’objet d’un billet….

De fait, syndicats et partis politiques traditionnels n’ont pas réellement intégré cette révolution, ce changement civilisationnel.

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