Cette phrase est tirée d’un chat d’Edwy Plenel au journal belge Le Soir, vous pouvez le retrouver en intégralité à cette adresse. Autre interview intéressante, Jacques Julliard dans Médiapart.  Je vous propose les passages qui m’ont marqué.

Edwy Plenel.

« Tous les gestes de Sarkozy, y compris son autisme face au désaveu électoral, montrent qu’il entend bien tout faire pour se représenter en 2012″.
« Cette présidence n’est que le reflet de déséquilibres français longtemps accumulés: un présidentialisme sans contrôle, sans contre-pouvoir, etc. C’est pour ça que l’histoire n’est pas jouée et que l’alternance, normalement logique, en faveur de la gauche  n’est pas assurée d’ici deux ans… »
« La présidence Sarkozy nous révèle tout ce qui, dans ce pays, est en jachère ou en souffrance, qu’il s’agisse de la vie démocratique, de la solidarité sociale ou du souci du monde. Là-dessus, la gauche (et surtout son parti central, le PS) n’a pas encore construit un véritable alternative dont on ressente la différence et l’attraction
. »
« Le présidentialisme français diffuse, depuis tout en haut, un culture de désaffection et de désintérêt démocratique. »
« Si la gauche a gagné, la réalité du vote serait plutôt celle-ci: une droite au plus bas (c’est l’échec personnel de Sarkozy), une extrême droite en hausse (c’est la colère protestataire) et, surtout, une abstention record (et là la gauche est tout autant interpellée que la droite).« .

Jacques Julliard.

« la société de classes implique malgré tout un certain continuum, des salaires les plus bas aux plus élevés. Là, il y a séparation radicale: les règles qui s’appliquent à la rémunération des traders, des banquiers, etc., ne sont pas les mêmes pour le reste de la société. Comme sous l’Ancien Régime. »
« Faire un programme qui ne soit pas un programme commun, car on sait ce que signifierait une négociation avec les écolos et avec Marie-George Buffet: une addition de mesures clientélistes. Quant à moi, je suis un partisan de l’hégémonie du PS! Clairement « !.
« Nous sommes en guerre. Oui, un système financier mène une guerre à ce qu’il y a de civilisé dans nos sociétés. La sauvagerie de ce système détruit les bases mêmes d’une société civile cohérente
. »
« Je pense que l’écologie proprement dite est une contrainte et pas une chance, très clairement. L’écologie ne peut pas être une ressource puisque elle aboutira à faire payer plus cher la plupart des produits. Quant aux écolos, je crains chez eux cette tendance à l’hyperdémocratisme qui a longtemps paralysé les Verts« .

NB : ce n’est parce que je reproduis certains propos de Julliard que je les partage, loin s’en faut.

2 commentaires

  1. PeutMieuxFaire dit :

    Qu’est-ce qui rapproche ces 2 textes ? seulement la concomitance de lecture ? Bravo en tout cas de citer Julliard même quand tu ne l’approuve pas…

    Reste que toute élection présidentielle est un piège pour la gauche :
    - Pour PLENEL, la gauche doit proposer « un pouvoir présidentiel limité et des contre-pouvoirs revitalisés »…
    - Pour JULLIARD, le danger viendrait de « l’addition des mesures clientélistes »…

    Or ce qui caractérise et popularise cette élection c’est la personnalisation, l’incarnation d’une politique à travers une personne le temps d’une campagne, indépendamment de la manière de gouverner ensuite.

    Alors une « primaire commune » (ce serait nouveau), des candidatures multiples pour ratisser large (mais souvenir 2002), un ticket (là aussi il y a de très vieux et mauvais souvenirs : 1969) ?

  2. [...] This post was mentioned on Twitter by tiphaine. tiphaine said: -blog- « Sarkozy, enfant monstrueux des présidences Mitterrand et Chirac ». http://bit.ly/aUtJJm (via @marcvasseur) [...]

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