Extraordinaire note de la fondation proche du PS Terra Nova quant à la stratégie que le Parti Socialiste doit adopter pour les prochaines échéances électorales. En clair, les auteurs préconisent d’abandonner les classes populaires, je n’invente rien, c’est écrit noir sur blanc : « Il n’est pas possible aujourd’hui pour la gauche de chercher à restaurer sa coalition historique de classe : la classe ouvrière n’est plus le cœur du vote de gauche, elle n’est plus en phase avec l’ensemble de ses valeurs, elle ne peut plus être comme elle l’a été le moteur entraînant la constitution de la majorité électorale de la gauche. La volonté pour la gauche de mettre en œuvre une stratégie de classe autour de la classe ouvrière, et plus globalement des classes populaires, nécessiterait de renoncer à ses valeurs culturelles, c’est-à-dire de rompre avec la social-démocratie. »
Si on peut effectivement penser que cet électorat a depuis de nombreuses années délaissé le Parti Socialiste (à la notable exception de 2007) pour se réfugier massivement dans l’abstention (je vous renvoie à ma petite analyse sur le vote dans les grandes villes aux dernières cantonales) ou pour se rapprocher du Front National, il me semble que justement l’un des enjeux de cette Présidentielle est de réussir à raccrocher les classes populaires pour le PS mais plus encore pour l’ensemble des gauches (je deviens allergique à cette définition binaire et obsolète sur un certain nombre de sujets).
Aussi, je ne sais que penser de ce quarteron de têtes bien faites si ce n’est que leur cynisme est à la lisière du mépris envers ces classes populaires durement touchées au cours des 30 dernières années, tant dans leur difficulté à vivre au quotidien que dans les perspectives offertes à leurs enfants.
Ce qui est reproché à celles-ci, leur difficulté à accepter la mondialisation joyeuse, elles osent revendiquer davanatage de protection, et en forçant un peu le trait, il ne doit pas être trop difficile d’y trouver cette thématique qui reste un tabou pour la gauche… la sécurité.
Sans me lancer dans une définition de la Social-Démocratie – je n’en ai pas les compétences -, je crois néanmoins pourvoir dire que si les grands partis sociaux démocrates se lancent dans cette voie, elle mourra sans fleurs, ni couronne – peut-être l’est elle déjà d’ailleurs ? -
Au passage, je note qu’à ce train d’enfer de la désintellectualisation de la social démocratie, on peut s’interroger vers qui va-t-elle pouvoir s’adresser puisqu’on assiste aussi à des pertes sensibles pour le PS dans les zones péri-urbaines. La gauche n’aurait donc plus comme seul horizon électoral que les centres urbains aisés ou culturellement très actifs ?
Si par malheur, le candidat socialiste mais également ses partenaires potentiels allaient dans cette voie, la seule victoire qui pourra être commémorée dans les prochaines années sera celle de Marine Lepen qui mord dangereusement sur ces deux électorats.
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la « classe populaire » j’aime quand on catégorise les gens. y a les noirs dans le foot, les handicapés et les bouzeux vus depuis Paris comme des sombres crétins des Alpes et d’ailleurs par des cogitants bobos qui ne veulent surtout rien partager avec eux.
t’imagines, sortir des bureaux climatisés, passer le périph, parler aux geux pour savoir quelles sont leurs réelles préoccupations…
et ça commence tout petit, quand t’es fille d’ouvrier à l’école….
A Lire sur ce sujet la réaction des députés du groupe « Solférino 2012″:
http://gauche-unie.fr/pour-gagner-la-gauche-ne-peut-renoncer-aux-classes-populaires/
« Ce choix, défendu dans certains milieux bien pensants et ripoliné en modernisme, serait mortifère pour la Gauche »…
La classe populaire c’est des gros moches qui comprennent pas le PS, c’est donc au peuple a etre moins con pour mériter l’intéret de ces messieurs. Si après ça le FN ne cartonne pas…
Il faudrait peut etre leur rappeler que la classe populaire représente quoi ? 50% de la populace. Et que le PS qui ne représenterai pas cette classe s’appellerait..l’UMPS par exemple ?
Remarque, on peut comprendre les cadors du parti. C’est quand meme plus sympa d’aller au fouquet’s que manger une merguez avec des travailleurs (beurk) sur un piquet de gréve.
Plus que jamais, on voit bien que les clivages éclatent.
Il est plus que temps de réfléchir à un véritable projet qui rassemble les citoyens : le dividende universel
Pas d’accord Marc : pour une fois le PS est franc et honnéte envers les électeurs.
Les classes populaires l’avaient senti ce mépris du ps, donc ils s’abstiennent ou votent pour un autre parti…
Moi, j’aimerai bien que le ps ait l’honneteté de mettre en exergue de leurs tracts, les idées de ces »penseurs » de Terra Nova et du ps ; au moins, les choses seraient claires.
Marc, oui a croire que tout va se décider entre 4 tetes d’oeufs et 5 super communicants : 2002 ne leur aura donc pas suffit ?
Déesse A…
La journaliste :
Déesse A… mieux vaut tard que jamais… Le 10 mai n’est pas un jour comme un autre
A :
Oui…mais si vous voyez ce que je veux dire… aucun jour ne l’est… si chacun fait ce qui lui plaît !
La journaliste :
Et vous, dans la peau de la primadonna, vous vous y voyez déjà ?
A :
Ça dépend de quel opéra, si c’est du Mozart ou du Salieri que l’on s’apprête à jouer…
le modèle la copie ou la copie de la copie… tout dépend de la partition, en politique comme en musique.
La journaliste :
Et votre Don Juan, qu’est-ce qu’il devient ?
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/05/deesse-a/
@Marc
« Il n’est pas possible aujourd’hui pour la gauche de chercher à restaurer sa coalition historique de classe ….. c’est-à-dire de rompre avec la social-démocratie. »
Pourquoi t’arretes-tu là ?…..la suite est :
Le parti travailliste néerlandais (PvdA) a tenté une telle rupture sous la direction de Wouter Bos. Se définissant comme un parti de classes, le parti des classes populaires, et non de valeurs, il a accompagné son électorat dans le conservatisme culturel pour se positionner « anti-immigration », « anti-Europe », et « anti-impôts », basculant ainsi de la social-démocratie au social-populisme. L’échec électoral a été cuisant : le PvdA a terminé à 13% aux dernières élections locales, entraînant le remplacement de Wouter Bos par Job Cohen, maire d’Amsterdam, qui a repositionné le parti dans la mouvance sociale-démocrate.
Je te laisse méditer …..
Me suggérerais tu de prendre ma carte au FN ?… ben voyons….
@ Marc
?????…….
Le but de la gauche caviar (les TSSR) est de conserver leurs baronnies. Sarko sur le trône…la gauche caviar s’en moque…Les TSSR ont vite compris qu’il fallait faire perdre Ségolène Royal en 2007 en lâchant des boules puantes : on se souviendra notamment de celle de Hollande (j’aime pas les riches), de Montebourg (son mari est son défaut), de Jospin(elle n’a pas l’étoffe d’un chef d’État), de Fabius (son programme c’est « Voici » ndlr :le magazine!) et le bouquet final est Aubry qui ne fera pas sa campagne et qui votera Bayrou…Le calamiteux congrès de Reims en 2008 fut la suite logique…On vole une deuxième fois la victoire à Ségolène Royal !
Alors, prêts pour la gauche DSK ? C’est ça ou le FN, alors ? misère de la politique française….
Bon, avec tout ça pour moi ce sera le Front de Gauche !
Quand au PS laissons-le agoniser !
Rendez-vous compte que Terra Nova parle de rejet des classes populaires avant même le début de la campagne de la présidentielle. On raconte pas la suite en cas de succès électoral…
Tout le monde sait que le PS aurait dû éclater depuis 2002. Une fraction vers le centre-droit « blairiste » (style Terra Nova) et une partie plus dans la tradition d’un grand parti populaire de centre-gauche. Le peuple de gauche paye aujourd’hui la lâcheté de beaucoup de dirigeants socialistes, qui ont réfusé de lâcher cette épave politique, effrayés à l’idée de perdre leurs baronnies locales en cas d’éclatement du parti.
Bref, le PS est en fin de course. Ses dirigeants n’ont fait que repousser l’inéluctable. C’est étonnant, mais c’est sans doute l’élection présidentielle 2012 qui va les contraindre à s’auto-dissoudre. Bien malheureusement, avec des gens pareils, Sarkozy a même une chance de repasser.
Tout a fait d’accord avec Jolo1.
… « Le peuple de gauche paye aujourd’hui la lâcheté de beaucoup de dirigeants socialistes, qui ont réfusé de lâcher cette épave politique, effrayés à l’idée de perdre leurs baronnies locales en cas d’éclatement du parti… » ; 1 execption = Mélenchon qui a lui osé quitter le ps !
Depuis 2002, le ps ose toujours s’appeler et se qualifier de parti socialiste alors qu’il est en fait un parti social-démocrate !
Un mensonge – encore aujourd’hui et surtout pour 2012 – sur son nom ne va pas inciter les électeurs à voter pour lui.