Incontestablement, Nicolas Sarkozy avait misé beaucoup sur son émission de dimanche soir en mondiovision… Hélas pour lui, janvier 2012 n’est en rien comparable à janvier 2007. Du triomphe annoncé on est passé à un long calvaire.

Au lendemain de son intervention avec seulement quelques propositions incompréhensibles et surtout une hausse de TVA très compréhensible, son premier ministre annonce une révision de croissance à la baisse avec un glorieux 0,5% pour 2012. La sortie de crise annoncée depuis des mois tarde à venir mais au fond c’est une marque de fabrique pour celui qui entendait être jugé sur sa capacité à lutter contre le chômage.

Nulle doute par ailleurs, que le désormais candidat-qui-ne-veut-toujours-pas-le-dire-mais-on-n’est-pas-dupe espérait un frissonnement dans les premiers sondages… oui ça frémit mais probablement pas dans le sens souhaité puisque qu’un sondage réalisé après cette intervention montre que François Hollande creuse l’écart. Au passage, je note par ailleurs que François Bayrou est en deçà de ses temps de passage par rapport à janvier 2007, avec une dynamique bien moins favorable et ce malgré un virage à droite assez marqué – en enrôlant dans ses rangs  des Douste Blazy, Alain Lambert, Arnaud Dassier comment pourrait il en être autrement-.

Enfin car ce n’est pas tout… ce matin on apprend que la consommation des ménages en biens atteint un bas historique, on ne pouvait « espérer » un timing aussi parfait en terme de non sens économique avec cette hausse de TVA… il reste malgré tout encore quelques idiots pour penser qu’une mise en application retardée provoque un choc de consommation… par anticipation… avec la formation d’un trou noir avant élévation vers un monde parallèle.

On l’aura compris quand ça veut pas, ça veut même pour Nicolas Sarkozy.

Néanmoins, je veux mettre en garde les équipes de François Hollande, on aurait tort de penser que l’élection est gagnée… Au contraire plus que jamais, il faut travailler, proposer et associer les citoyens pour préparer dans de bonnes conditions l’après Sarkozy. Donc, avant de vous déchirer sur les postes concentrez vous sur l’essentiel.

5 commentaires

  1. PeutMieuxFaire dit :

    J’ai loupé, si l’on peut le dire ainsi, le début de l’intervention du Président-Candidat (celui qui ne se dérobera pas à la candidature), préférant de loin les conneries de Pierre Menes et consorts sur Canal +. C’est dire !
    Aussi ai-je peut-être loupé ce qui devait être la préoccupation principale voire unique d’un Président qui préside ce qu’il comptait faire avec sa complice Angela pour sortir l’Europe du bourbier.
    Un Président qui préside laisse le premier ministre animer le travail des ministres et gérer les affaires courantes, qu’il s’agisse d’augmenter un impôt, fusse la TVA, d’alléger des charges ou prendre une mesure technique, surtout symbolique et inefficace sur le logement.

    Par contre un candidat, qui ne se cacherait pas, peut nous annoncer quelques mesures qui n’auront d’effet que s’il est réélu : ça s’appelle un programme, voire un projet, mais c’est alors plus qu’une esquisse, autre chose que quelques mesurettes sans véritable cohérence.
    La difficulté du candidat sortant, c’est qu’il ne peut pas annoncer autre chose que la continuité sinon c’est plomber lui-même son bilan. C’est ce qu’il nous a fait !

    Dans ces conditions qu’il ne rebondisse pas dans les sondages n’a rien de surprenant : il a peut-être même déjà perdu. Passer le premier tour ne sera pas une formalité. Mais Hollande et la gauche doivent soigner le goal-average. Demain, face à Merkel, une large victoire sera bien utile pour faire le poids et légitimer une autre politique européenne.

  2. Chut Chutt dit :

    c’était bien prévisible :
    les électeurs ne sont plus manipulables comme des adeptes de TF1 décérébrés

  3. BA dit :

    Vendredi 3 février 2012 :

    Marine Le Pen (24%) vient derrière François Hollande (27%) dans les intentions de vote des actifs pour le premier tour de la présidentielle, dépassant Nicolas Sarkozy (18%), François Bayrou (13%) et Jean-Luc Mélenchon (8%), selon un sondage Ifop pour L’Humanité à paraître vendredi.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/politique/afp_00421498-presidentielle-marine-le-pen-derriere-hollande-au-1er-tour-selon-les-intentions-de-vote-des-actifs-283712.php

    Tout va très bien, madame la marquise.

    Tout va très bien, tout va très bien.

  4. Je crains que ce ne soit déjà trop tard pour N.Sarkozy…

  5. BA dit :

    Un symbole.

    Les ouvriers n’étaient pas là.

    Les ouvriers étaient absents, alors l’Elysée a fait appel à des figurants pour jouer la comédie devant les médias.

    C’est un symbole du quinquennat Sarkozy : des figurants qui jouent la comédie.

    Une mascarade.

    Vendredi 3 février 2012 :

    Quelques jours après ses annonces télévisées, le président de la République était, jeudi 2 février, dans l’Essonne pour défendre son plan, très critiqué, pour tenter de régler la crise du logement par la hausse de 30% des droits à construire. Afin de mettre le tout en images pour les médias audiovisuels, il a visité un chantier à Mennecy où il fut accueilli par des ouvriers, avec leurs casques et en tenue de travail : la photo a depuis été reprise par toutes les rédactions, dont Le Monde.fr.

    Mais Europe 1 révèle ce vendredi matin qu’une partie des ouvriers présents ne travaillaient pas sur ce chantier. Pire, certains ne seraient même pas des ouvriers en bâtiment, mais de simples figurants.

    Selon un cadre du chantier qui s’est confié à la radio : »Ils voulaient plus de monde autour de Nicolas Sarkozy ». L’Elysée aurait été jusqu’à demander de doubler les effectifs le temps du passage du président.

    Selon Europe 1 ce serait ainsi plusieurs dizaines n’appartenant pas au chantier qui seraient venus jouer la comédie en se glissant parmi les soixante vrais ouvriers. Certains aurait été rapatriés de chantiers voisins, d’autres seraient des fournisseurs, des chef de chantiers…

    Les présents auraient par ailleurs été priés de faire semblant de travailler devant la presse alors qu’à cause des températures glaciales des derniers jours, il leur était normalement interdit de travailler. Selon Europe 1, ils seraient d’ailleurs rentrés chez eux juste après le chantier.

    Interrogé, l’Elysée n’a pas nié. « Nous avons simplement voulu donner la possibilité d’être présents, à tous ceux qui ont, par le passé, ou auraient à l’avenir à travailler sur ce chantier », a expliqué le service communication de la présidence à Europe 1.

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/03/des-figurants-pour-accueillir-nicolas-sarkozy_1638331_1471069.html

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