Nicolas Sarkozy entendait faire un coup politique ce soir avec la commande d’un interview croisé avec la Chancelière allemande Angela Merkel.
De bout en bout, ce fut un spectacle étonnant où un Président qui ne cesse de crier son courage dans l’adversité, confie l’annonce de sa candidature à son homologue Allemand… Quand viendra le temps de sa propre déclaration, déjà élevée au statut de secret de polichinelle , on peut légitimement se demander quel « choc »pourrait encore jouer sur l’électorat.
Autre sujet d’étonnement, pour ce Président qui ne jure désormais plus que par sa stature d’Homme d’Etat à défaut d’un bilan défendable, il a donné l’impression d’être en permanence dans la roue d’Angela Merkel, sans aucune capacité d’initiative. Au fond, quand on regarde la politique européenne de la France depuis le début de la crise, on se rend compte que les effets de manche se sont toujours heurtés à un repli en rase campagne face à la « puissante » Allemagne. C’est bien un lien de subordination qui a prévalu durant toute la durée de cet entretien.
Enfin et à mon sens c’est la plus grosse erreur, c’est de revendiquer qu’en son nom s’exprimait la souveraineté de la France et nottament par la ratification d’un nouveau traité européen or dans ce cadre, cette expression est soit celle du Parlement ou du peuple par le biais d’un référendum. Au final, pour reprendre une analogie de l’activité boursière, Nicolas Sarkozy a procédé à une vente à découvert(*) de la souveraineté française, de la Nation…
On a le sentiment, après ce nouveau service commandé – il y a une semaine 8 chaines de télévision étaient réquisionné pour un quasi monologue – que Nicolas Sarkozy perd la main… irrémédiablement.
Il est loin le temps du candidat de 2007 où rien ne pouvait lui résister. Je l’ai déjà dit ici-même, bien que n’ayant jamais partagé une seule de ses idées, je reconnait que ce dernier avait fait une formidable campagne où effectivement il pouvait incarner un renouveau, un certain souffle.
5 ans ont passé, et si pour certains le pouvoir peut élever celui qui l’exerce, pour Nicolas Sarkozy force est de constater l’effet inverse, comme si il avait atteint son seuil d’incompétence. Quand on regarde l’état de la France entre 2007 et 2012… il est avéré et ce dans tous les domaines… hélas.
On a donc un candidat sans projet, sans vision, sans bilan, sans ambition autre que celle de s’aligner sur l’Allemagne… juste un homme aux abois prêt à tout pour défendre son pouvoir personnel. C’est peu mais c’est toujours possible.
(*) Si la valeur du titre baisse après la vente à découvert, le vendeur peut racheter les titres au comptant et dégager une plus-value. Wikipédia
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[...] passage notre modèle social parasitaire. Bref, le coq gaulois va bientôt chanter avec un accent bavarois, alors autant prendre les devants et déjà nous trouver une cheftaine teutonne. Cela nous évitera [...]
Ceux qui nous ont vendu l’union européenne, nous ont vendu de l’alignement, rien que de l’alignement : c’était bien le niveau zéro de la politique, celui qui ne dit rien de la société vers quoi on se dirige ! Les électeurs ont eu ce qu’ils voulaient, non !?
Quant au pouvoir personnel, tout le monde en rêve : ce n’est certainement pas le propre de Nicolas SARKOZI ! Pas un candidat ne proposait de faire passer des tests d’écritures aux membres des assemblées législatives, encore moins de briser les majorités automatiques stériles : on en resterait au règne de la faveur personnelle et au cumul crapuleux des portefeuilles !…
Vous omettez de préciser qu’il n’a pu y parvenir au moment du traité de Lisbonne qu’avec l’aide du PS (grande majorité) et des verts (à une courte majorité).
La faute stratégique de nos « élites » parce qu’anti-républicaine est fondamentalement là! Or, depuis cette date, Hollande a confirmé la position du PS:
- »le vote des Français de 2005 est derrière nous »
Autant dire que la République ne sera pas plus préservée avec le PS au pouvoir…