Un court billet de Juan (SarkoFrance) pour dire toute sa colère vis à vis de certaines folles de Dieu. Je la partage complètement et les intégristes de tous poils m’ont toujours énervé… et j’ai eu la même réaction devant ce reportage…

Pour la peine je vous inflige ce vieux billet « Burqa et Madrassa » écrit en Juin 2009 :

Oui le titre est volontairement racoleur et provocateur et j’entends bien qu’il y ait plus important comme sujets à traiter cependant il est sur le devant de la scène publique.

Alors non je n’avais pas envie de prendre de gants, et non l’idée qu’on puisse légiférer sur l’interdiction de la burqa en France, pays laïc et républicain, ne me choque pas. Alors certains me diront mais et les soutanes et autres, jusqu’à preuve du contraire c’est très majoritairement le fait des représentants d’une confession et pas d’un citoyen ou d’une citoyenne.

Il y a aussi le gros argument du « oui mais si on l’interdit, on les enferme définitivement »… hum… Très sincèrement, je doute que le port de la burqa aide à la communication avec l’autre. Et j’évite même de parler place de la femme, féminisme… là… je mets au défi quiconque de me démontrer que ce n’est pas une atteinte à l’image de la femme.

Au fait, j’ai une burqa chez moi, une vraie, c’est Marianne (ma compagne) qui l’avait ramenée d’un voyage en Afghanistan pour ouvrir une maison des femmes près de Kaboul. Par curiosité, je l’ai porté… c’est un réel choc, une expérience d’enfermement et de repli qui dépasse sa seule personne. Ah oui, je l’ai portée tout au plus 5 minutes…

Alors oui, aujourd’hui pour moi, il n’y a aucune ambiguïté, la burqa est une prison et je ne vois pas au nom de quoi on serait obligé de la tolérer. Notre politique d’intégration a failli et la gauche est en partie responsable (Manuel Valls a raison) néanmoins reconnaître ses erreurs n’obligent à pas se ranger insidieusement dans le camp des politiques communautaristes. Par « définition », ces dernières ne peuvent échouer car basées sur le repli sur soi.

Et si la France choisit cette voie du communautarisme… ne nous étonnons pas si demain, nous étions amenés à prendre position sur des Madrassas mais nous ne pourrions plus nous y opposer.

Il y a encore peu, l’usage était courant d’accoler le mot liberté à cette libéralisation de l’économie planétaire. Cependant, la crise est désormais passée par là (et repassera par ici), et désormais il ne se passe plus un mois sans qu’on puisse constater les atteintes portées aux libertés individuelles par les pouvoirs place, quelque que soit le pays.

Certes, l’américaine reaganienne et plus particulièrement bushiste avait ouvert la voie de cette pré-dictature molle sous couvert de menaces terroristes.

La crise semble avoir accélérée ce phénomène. Non content de saigner économiquement les classes populaires et moyennes au non de la solidarité avec l’impérialisme financier, on accompagne ces mesures de graves restrictions au citoyen, sorte de couvre-feu pour annihiler toute tentative de résistance.

Ainsi,  a-t-on pu « contempler » une chasse à l’homme planétaire – au mépris de toute régle juridique – contre le fondateur de Wikileaks avec la complicité active de quelques multinationales.

En Grande–Bretagne après les manifestations violentes et légitimes, un haut responsable de l’Etat proposait d’interdire toutes manifestations.

Qu’on se rassure Nicolas Sarkozy et ses repris de justice ne sont pas en reste dans cette tentation totalitaire. Une ministre veut inscrire l’interdiction du boycott de produit au nom du commerce. Un autre a voulu interdire l’hébergement du site Wikileaks sur notre territoire au nom de quoi… on ne sait.Et dernièrement, l’assemblée nationale a adopté la loi Lopssi 2 (loi sur la sécurité intérieure – ça urge avec près de 3 millions de chômeurs-). Sans entrer dans le détail, on sait que désormais pourra faire un prélèvement ADN sur des militants, les mettre en préventive au hasard d’un déplacement présidentiel. A cela, on doit ajouter, une surveillance très étroite du Web avec notamment la possibilité pour le ministre de l’intérieur de créer une liste noire des sites « délictueux » – à n’en pas douter, cette notion risque d’être fort fluctuante – (un peu comme en Chine, pays idéal pour nos adorateurs de la mondialisation joyeuse) sans aucun contrôle de l’autorité judiciaire.

Comme pour mieux signifier sa victoire, le monarque a invité quelques « représentants »  de l’internet français… Ces derniers ont été très polis et ont très bien mangé… je ne comprends pas le silence de la toile sur ce sujet qui vient en point d’orgue de la loi Hadopi qui tendait déjà à criminaliser l’usage d’internet.

Jusqu’où vont-ils pouvoir aller… loin, très loin j’en ai peur. La fiction de Georges Orwell semble se rapprocher chaque jour un peu plus de notre quotidien.  Il faut bien se rendre compte qu’à mesure que les inégalités sociales vont croitre, de nouvelles mesures coercitives pour nous contraindre à un nouveau servage vont être mises en œuvre.

J'ai toujours aimé cette photo de Roselyne.

Face à une certaine gauche bien pensante, je crois qu’une fois de plus, je vais devoir m’en démarquer… oui bien qu’agnostique, je suis un laïc assez farouche.

Pour ma part, je ne suis pas choqué qu’on puisse légiférer sur la question du port de la burqa ou de tout voile recouvrant entièrement le corps dans un lieu public sensé incarné une certaine idée d’une République laïque. Quant à l’étendre à la voie publique, je suis un peu plus partagé, non vis à vis d’une quelconque tolérance vis à vis d’un instrument de persécution individuelle mais sur un certain principe de liberté.

Enfin de  cela, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler il y a quelque mois et mon avis n’a guère évolué.

Tiens en passant, j’avoue un excès de fainéantisme aujourd’hui, un article pour trois sujets… il y a des jours comme ça.

Alors, sinon, je voulais déjà parler lundi de l’infirmière en tailleur rose, la Roselyne Bachelot. C’est vrai, c’est assez moche de frapper une blessée à terre mais malheureusement, la compassion n’a que peu de place dans mon cœur pour les assoiffés de la casse sociale organisée. Alors, je ne vais pas m’étaler plus qu’il ne faut sur le sujet – comique si il n’avait que peu de conséquences – des 5 millions de vaccinés pour 95 millions de doses pour un cout de près d’un milliards et demi d’euros… ça nous met le vacciné à 300 euros…

En début de mandat Sarkozy et Fillon entendaient « juger » les ministres à l’aune de leurs résultats… Quand on se remémore le battage médiatique, les messages émanant du ministère où la France semblait en état de siège… le bilan est carrément à chier… Pour sauver la mise de la Roselyne, hormis une vente aux enchères sur Ebay… je ne vois pas ou alors refourguer sa came presque périmée  à un pays pauvre pour faire tiers-mondiste.

Comme pour faire social, on sort de son chapeau le quota d’étudiants boursiers dans les grandes écoles. Dans cette affaire, je suis assez emmerdé. En effet dans l’état actuel du système éducatif, je pourrais être signataire de la tribune des deux gauchistes drolatiques que sont François Pinault et Alain Minc et accepter du bout du clavier ce « principe »… Oui je sais… Etre aux cotés de ces zélotes de la pensée unique, c’est assez éprouvant mais je m’en explique.

Tout d’abord, je crains que la gauche se laisse encore une fois enfermer dans un débat binaire pour ou contre… la raison… son impréparation générale sur une vraie vision de l’éducation… de la maternelle à grandes écoles… ces dernières ont-elles d’ailleurs encore une raison d’exister ; Bourdieu ne voyait-il pas en elles le creuset de la reproduction des élites. Et cette problématique ne pourra se régler par le seul slogan du « Plus de … », il y aussi à mon sens le Mieux avec la prise en compte des réalités sociales qui sont identifiées et notamment dans la somme des difficultés (emploi, famille, quartier…).

Ce mécanisme de quotas est une fausse bonne idée mais malheureusement nécessaire en ces temps de faillite de l’ascenseur social (enfin, si il a déjà existé réellement un jour…) et ce de manière transitoire dans le cadre d’une véritable politique éducative progressiste… ouff… Et pour le coup, j’avoue que les arguments avancés par les grandes écoles au motif que cela abaisserait le niveau… comment dire, racisme social peut être ?

Bonne année, malgré tout....

Hier, l’incompétent clanique nous a gratifiés de vœux sans surprise avec cependant son lot de mensonges… Un exemple ? Rappelez-vous, il y a quelques mois, le même nous annonçait triomphalement que les paradis fiscaux appartenaient désormais au passé ; en fait, nous n’avions pas bien compris, hier soir, Sarkozy nous a annoncés leur disparition dans un futur plus ou moins… chimérique.

Alors quoi pour cette année ?

D’un point de vue familial, nous espérons tout simplement que Colin (notre grand dernier de 17 mois) sera moins touché par des maladies bénignes mais toujours éprouvantes de part leur fréquence pour les parents.

Pour le reste… c’est probablement une année charnière.

Pour moi, des soubresauts politiques et surtout tenter d’appréhender et de participer au un tournant blogosphérique qui s’annonce (papier à venir). Pour Marianne, terminer une formation qui l’a mènera encore un peu plus loin professionnellement.

En somme, de belles perspectives pour une année pleine. Au fait, en décembre, ce fut nos dix ans de PACS… une décennie et trois enfants plus tard.

Une décennie et rien pour le monde…

Hier, je lisais une chronique de Paul Krugman où il tirait un bilan de ces dix années de zéro. Et le pire dans tout cela réside probablement dans le fait que nos dirigeants n’en tirent aucune conclusion, aucune résolution, aucune remise en cause… Malgré les crises, continuer comme si de rien n’était, sauf à sombrer dans un certain mimétisme.

A l’instar d’une Barck Obama qui reprend les mêmes bottes d’un Bush partant dans une croisade sans avenir contre le terrorisme… seule différence, l’un est revêtu d’un habit de Nobel de la Paix bien trop grand pour lui.

Mimétisme je vous dis… à la fin 99, on discourait à Bonn, sur la mise en œuvre de Kyoto… C’était la 5ème conférence sur le réchauffement climatique… Que de chemin parcouru…

Mimétisme encore, quand certains se voient comme des recours indépassables… 1999 la fin de « l’âge d’or » du Jospinisme.

Une décennie et rien n’a changé… on en vient à se demander si cela changera un jour.

Bonne Année à vous !

droit_avortement_contraceptionJe vous invite à soutenir cette pétition pour la défense des structures IVG initiée par le Planning Famillial, la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) et l’ Ancic (Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception).

Plus que jamais le conservatisme étroit est à l’oeuvre à tous les niveaux de l’Etat.

Sexualité, contraception, avortement, mon choix, un droit, notre liberté !

Menaces sur l’accès à l’avortement :

PÉTITION EN DÉFENSE DES STRUCTURES IVG

La loi Bachelot « Hôpital Santé Territoire » accèlère la logique de rentabilité à l’hôpital

Elle impose aux établissements hospitaliers restructurations, fusions, regroupements… Son objectif : diminuer les dépenses à tout prix, travailler plus avec moins de personnel…

Cette politique signifie le démantèlement des structures qui pratiquent les interruptions volontaires de grossesse. Rien n’a été fait pour le maintien de cette activité malgré les affirmations des pouvoirs publics.

Il s’agit d’une atteinte grave à l’obligation d’organiser l’offre de soin en matière d’avortement à l’hôpital public, une remise en cause de la qualité des soins. Délais d’attente importants, refus de la prise en charge en particulier des mineures et des étrangères sans papiers, quota d’IVG, sectorisation et fermetures de structures sont la traduction concrète de cette politique pour les usagères.

Ce processus de dégradation répond autant à des objectifs idéologiques qu’économiques. C’est la liberté des femmes de décider d’avoir ou non des enfants qui est remise en cause.

Parce que l’avortement est un droit humain fondamental, nous demandons le maintien des structures existantes et l’ouverture de nouveaux lieux dédiés à l’avortement, pour une véritable égalité d’accès pour toutes par une offre de proximité partout en France.

Ségolène Royal a réussi à déclencher une nouvelle polémique sur la contraception chez les adolescents et plus particulièrement pour celles de sa région, en proposant un ticket contraception.

Que la droite conservatrice pousse des cris d’orfraie… logique… maintenant, j’entends même des gens plus progressistes s’en étonner… en invoquant l’égalité homme/femme voire le féminisme… Je dois juste leur rappeler que la contraception a toujours été un combat important du mouvement féministe… mais bon. A cela, les mêmes ajoutent que Royal empiète sur le terrain du Planning… parlons en… Voilà la carte des centre de planification du PF habilités à « distribuer » un moyen de contraception.

Capture d’écran 2009-11-13 à 14.19.12

On voit tout de suite qu’il y a léger problème d’accès… non ?

Donc, il ne s »agit pas de se substituer au Planning mais de pallier à une carence.

Bon maintenant on peut faire comme si tout aller bien  dans le meilleur des mondes…. On peut même penser que les films de boules constituent un moyen d’éducation sexuel indépassable.

Ah oui dernier rappel aux féministes en peau de lapin, l’égalité homme/femme c’est aussi de de permettre à ces dernières de disposer de leur corps…

Oui le titre est volontairement racoleur et provocateur et j’entends bien qu’il y ait plus important comme sujets à traiter cependant il est sur le devant de la scène publique.

Alors non je n’avais pas envie de prendre de gants, et non l’idée qu’on puisse légiférer sur l’interdiction de la burqa en France, pays laïc et républicain, ne me choque pas. Alors certains me diront mais et les soutanes et autres, jusqu’à preuve du contraire c’est très majoritairement le fait des représentants d’une confession et pas d’un citoyen ou d’une citoyenne.

Il y a aussi le gros argument du « oui mais si on l’interdit, on les enferme définitivement »… hum… Très sincèrement, je doute que le port de la burqa aide à la communication avec l’autre. Et j’évite même de parler place de la femme, féminisme… là… je mets au défi quiconque de me démontrer que ce n’est pas une atteinte à l’image de la femme.

Au fait, j’ai une burqa chez moi, une vraie, c’est Marianne (ma compagne) qui l’avait ramenée d’un voyage en Afghanistan pour ouvrir une maison des femmes près de Kaboul. Par curiosité, je l’ai porté… c’est un réel choc, une expérience d’enfermement et de repli qui dépasse sa seule personne. Ah oui, je l’ai portée tout au plus 5 minutes…

Alors oui, aujourd’hui pour moi, il n’y a aucune ambiguïté, la burqa est une prison et je ne vois pas au nom de quoi on serait obligé de la tolérer. Notre politique d’intégration a failli et la gauche est en partie responsable (Manuel Valls a raison) néanmoins reconnaître ses erreurs n’obligent à pas se ranger insidieusement dans le camp des politiques communautaristes. Par « définition », ces dernières ne peuvent échouer car basées sur le repli sur soi.

Et si la France choisit cette voie du communautarisme… ne nous étonnons pas si demain, nous étions amenés à prendre position sur des Madrassas mais nous ne pourrions plus nous y opposer.