« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », donc pour ma part je me risque à un premier bilan partiel à deux jours du 2eme tour de la primaire car il est toujours facile de dire dans l’après, « je vous l’avais bien dit ».

A défaut d’être populaire – je doute cependant que les quartiers populaires se soient déplacée en masse -, la primaire socialiste aura été un succès participatif et avec une bonne tenue des candidats pour la campagne du 1er tour. Car c’est bien là que le bas commence à blessé. Dimanche dernier et à la faveur de résultats définitifs arrivés – fort opportunément, il faut le dire – 48 heures après la fermeture des bureaux, ceux-ci ont donné l’image d’une victoire assez étriquée de François Hollande… au final, on arrive à 9 points qui séparent le premier de la seconde. Un peu amputé de ce succès, François Hollande s’est presque retrouvé dans la peau de l’outsider, laissant à penser que la dynamique avait changé de camps.

On peut d’ailleurs s’étonner que malgré cela, Martine Aubry ait choisi le terrain de la provocation et des petites phrases visant à discréditer son concurrent au lieu de continuer à dérouler son projet. C’est à mon sens, le problème des dernières semaines de sa campagne. Confondre une présidentielle où il est impératif de lâcher ses coups et une primaire  -ouverte- de son camp où ce flot de déclarations visant à déconsidérer l’autre peut être un frein pour rassembler son propre camp au lendemain du scrutin – « gauche molle », « candidat du système », « utilise les mots de la droite »…-.

Autre élément qui me trouble, j’ai parfois eu le sentiment ces derniers jours, d’assister au remake d’un congrès socialiste à ciel ouvert où celui qui gagne doit se lancer dans une course éperdue à l’échalote de la vraie gauche qui plus est sur un projet commun et quelques différences sur les détails (comme l’a montré le débat de jeudi)… A mon sens, c’est détourner l’esprit de cette primaire d’autant que dans cette course, il n’est pas évident que les sympathisants du FdG ou d’EELV se portent sur Martine Aubry au 1er tour de la Présidentielle si elle est sort victorieuse de cette primaire. C’est oublier un principe de base enseigné par Mitterrand, le 1er tour sert à rassembler son camp et en l’espèce c’est tenter un coup un peu hasardeux.

A moins bien sur que EELV – ayant participé activement à cette désignation du candidat, au risque de se transformer en un PRG mâtiné de Verts – renonce à présenter son candidat dans la précipitation après avoir lui aussi procédé à sa primaire… le truc incompréhensible… Désolé mais le choix se fait avant et non après à moins de vouloir être définitivement décrédibilisé.

François Hollande a pris le parti de ne pas réagir trop frontalement, c’est heureux. Car, il y a fort à parier que l’escalade aurait « proprement » dégénéré et peut être compromis le nécessaire rassemblement des socialistes mais aussi de son électorat qui n’aurait pu s’empêcher de se dire que les dirigeants socialistes n’ont définitivement rien compris. Oui, le changement peut aussi se faire dans un esprit apaisé, enfin je le crois.

Au moins ce manque de « pugnacité » devrait permettre que le ou la candidat(e) élu(e), ne perde pas son temps lundi matin à réunir sa propre famille politique et ses sympathisants.

Autre élément de ce bilan… l’incroyable renaissance de Ségolène Royal… cette femme ne cessera jamais de me surprendre par sa ténacité, son courage et sa formidable capacité à braver les déconvenues. Alors qu’on attendait Arnaud Montebourg, c’est bien elle qui sort la tête haute de cette semaine alors qu’on pouvait la penser définitivement sortie du jeu politique. Et je n’ai que mépris pour ces gens qui estiment que ce soutien à François Hollande est le fruit d’une union passée… et dans le tas, certaines se disent féministes, pour ma part j’y vois au contraire un machisme d’une violence rare. Oui son choix est logique, politique quoi de plus élémentaire que de vouloir placer celui qui est arrivé en tête dans une bonne dynamique, d’autant que ce ralliement ne se fait pas sur des comptes d’apothicaire mais bien sur des idées portées par Ségolène Royal tout au long de sa campagne et reprises – pour quelques unes- par François Hollande.

Maintenant venons en à Arnaud Montebourg et cette incroyable prouesse de créer la surprise en seulement quelques jours. Au soir du 1er vote en devenant « le grand vainqueur » et aujourd’hui en passe de devenir « le grand perdant » pour une question de timing. Si ce matin, il confie au Monde son intention de voter Hollande prenant assez justement en compte que le fait que « qu’il n’a pas d’argument qui me permette de penser que Martine serait plus à gauche que François« . Si sa lettre adressée à Martine Aubry et François Hollande était vraiment intéressante en matière de transparence néanmoins sa décision intervient un peu tard, après le coup d’éclat de Ségolène Royal – très bonne sur France 2-.

Cependant, je persiste à penser qu’Arnaud Montebourg peut avoir une place de choix dans notre paysage politique si d’aventure François Hollande poursuivait son chemin jusqu’à l’Elysée. « Gouverner, c’est choisir » disait Pierre Mendès France, on pourrait rajouter « qu’exister -en politique- c’est choisir ». Ce choix, il l’a fait conscient de son socle électoral pour le moins hétéroclite mais nul doute qu’il sait aussi que créer un nouveau parti est une chose particulièrement compliqué et hasardeuse voire impossible dans un paysage déjà fort chargé. Alors, je ne suis pas naïf, les discussions ont du se faire au delà des seules réponses à sa lettre – des postes, des places… et c’est pareil chez les deux protagonistes- et je pense que ce choix s’est fait aussi quant à sa place dans le parti sous l’ère Hollande. Sous Aubry, la place de l’aile gauche c’est Hamon et d’autre part, je vois mal Harlem Désir et le courant Delanoë céder sa place à la tête du Parti. Donc, le choix Hollande offre probablement le plus de garanti pour exister ou tout au moins tenter d’exister. Car si Aujourd’hui, ça se bouscule chez Hollande, jusqu’à l’épisode DSK – tiens en France, il est coupable mais non jugé- on ne peut pas dire qu’il y avait pléthore autour de lui, dans ces conditions, Hollande a plus de latitude pour négocier – je le répète, cela se pratique des deux cotés pas la peine de me faire un commentaire de vierge effarouchée  - .

Dans cette éventualité, on peut également penser qu’Arnaud Montebourg voudra enraciner les deux faces de ses électeurs potentiels en imaginant une structure adossée à la fois sur le Parti Socialiste mais aussi en dehors ;  OPNI – objet politique non identifié- toujours difficile à mettre en oeuvre et à faire vivre mais la politique c’est aussi une histoire de paris pour le coup d’après. Pari car Martine Aubry peut encore l’emporter et là, il doit déjà savoir que cela sera impossible ou que sa traversée du désert sera particulièrement longue…

En tout cas, je vais suivre cela attentivement si François Hollande l’emporte dimanche soir.

Avant toute chose, ne croyez pas que  je puisse renier mon vote d’hier, et encore aujourd’hui avec les résultats qu’on connait, je revoterais Ségolène Royal. Mon militantisme bizarrement  a toujours laissé une grande place – trop grande peut être – à la fidélité à mes idées, aux hommes ou femmes qui les ont incarnées. Je n’ai jamais cru une seule seconde à sa présence au 2nd tour, aussi c’est davantage l’ampleur de cette déroute, non pour moi simplement pour elle qui m’a vraiment surpris. Madame Royal, je n’ai qu’une chose à vous dire, merci d’avoir fait évoluer le Parti Socialiste à minima et pour tout ce que vous avez pu faire, pu dire. Une pensée amicale aux copains et copines qui ont fait sa campagne, ce matin et pour quelques semaines seront difficiles pour eux.

Et maintenant ?

Nul contestation, cette primaire est un réel succès citoyen cependant il est néanmoins nécessaire d’aller au-delà de ce résultat. Celui-ci sera-t-il suffisant pour battre Sarkozy et sa bande en mai 2012 ? Pour ma part et à défaut d’avoir davantage d’éléments tangibles, plusieurs questions et constats me viennent à l’esprit :

Ce dimanche a-t-il vu le PS renouer avec l’électorat populaire, avec les classes moyennes péri-urbaines ou ce vote reste-t-il un vote urbain et « bac + » ?

Indéniablement, la succès de Montebourg traduit une aspiration à une « gauchisation » sémantique du discours pour l’électeur qui s’est déplacé et pourtant DSK semblait être attendu comme le messie… une « drôle » de campagne se dessine pour celui ou celle qui sera désigné dimanche prochain.

Autre constat, Martine Aubry n’a pas perdu, François Hollande n’a pas gagné. Aucun des deux malgré ce que veulent nous dire certains lieutenants ne peuvent revendiquer une quelconque victoire, ni le 9 octobre, ni le 16 octobre. Car il est bien là, le fond du problème, la gauche et plus particulièrement le Parti Socialiste auront bien un candidat dimanche prochain mais certainement pas un leader incontesté.

En somme ce fameux peuple de gauche attend toujours la personne qui sera capable de le « transcender », de lui faire espérer des jours un peu meilleurs.

On attendait peut-être trop de cette primaire… et avec ce résultat aussi flou, je me demande si Nicolas Sarkozy a finalement si mal dormi cette nuit.

Alors comme beaucoup, dimanche j’irai voter Hollande sans trop d’illusion comme d’autres iront voter Martine Aubry avec ce même sentiment… Tous les deux vont nous parler de changement, chacun à leur sauce, hélas ce discours on l’entend depuis tant d’années.

Aujourd’hui, je ne suis ni de la gauche boudeuse, ni de la gauche ronchon, juste d’une gauche sans illusion… les germes d’une défaite annoncée ?

A lire, l’analyse de Romain Pigenel

J’ai longtemps hésité avant de me décider à affronter la pluie et le froid pour glisser un bulletin de vote à la primaire socialiste, qui plus est le jour de mon anniversaire. Et au final, l’argument qui m’a décidé, c’est de me dire que je ne voyais pas en quoi un parti politique capable des pires turpitudes démocratiques était apte à décider seul de son candidat pour la Présidentielle.

Et sans surprise, mon choix se portera au 1er tour pour Ségolène Royal. Un choix politique avant un choix raisonné  qui interviendra la semaine prochaine.

J’ai soutenu Ségolène Royal depuis mai 2006 tout simplement parce que je partageais nombre d’idées et  d’intuitions, et c’est toujours le cas aujourd’hui. Et même si, sa campagne pour cette primaire me laisse un goût de « revival 2007″, le fond demeure et cette constance qui m’intéresse aussi. Autre élément important dans ce choix, à la différence d’autre qui offrait avec le sourire un vélo à Sarkozy, Ségolène Royal n’a jamais baissé la garde contre ce Président déviant et a toujours concentré ses coups contre ce dernier et sa clique, sans d’ailleurs avoir toujours le soutien du PS… un comble.

Alors bien sur, j’ai été sensible à la campagne d’Arnaud Montebourg, incontestablement la Révélation de cette primaire, j’espère sincèrement qu’il sera le Parti Socialiste de demain. A la différence d’un Benoit Hamon, bien recroquevillé derrière son « mentor » dans l’attente d’un maroquin ministérielle… petitesse de la vie politique.

Quant à François Hollande, n’ayant jamais été un fan de l’ancien premier immobile du PS, j’avoue néanmoins avoir été surpris d’une part par sa préparation et d’autre part, par son courage car je n’oublie pas qu’il avait déclaré sa candidature alors que feu le candidat virtuel DSK était encore l’unique favori des sondages et des médias… à la différence d’autre. C’est ce qui guidera mon choix pour le second tour, la forme à défaut du fond en espérant que si d’aventure François Hollande était élu en mai 2012, j’aurai une bonne surprise. Au moins, il ne sera pas tenu par les caciques de l’appareil socialiste, gage d’émancipation ? pourquoi pas.

Car pour moi, il est bien là le drame du Parti Socialiste, ces caciques du PS qui le gouvernent depuis la fin des années 90, les Fabius, Bartolone, Cambadélis et consorts, ces gens-là je ne peux définitivement plus et c’est bien ce que nous propose Martine Aubry, sans même évoquer une tendance à privilégier le sociétal au détriment du politique et également une inconstance certaine dans ses orientations. C’est respectable mais ce n’est pas mon penchant naturel. Si cette tendance du PS qui venait à l’emporter, le mois de mai me serait particulièrement difficile dans la perspective du 2eme tour.

Bien que toujours adhérent EELV, et pour des raisons déjà évoquées ici-même, si la primaire désigne Royal ou Hollande, je voterai pour le candidat socialiste au 1er tour de la Présidentielle. Désolé mais je ne peux me faire à l’idée d’un second tour, Sarko/Lepen… une fois pas deux.

Hier la fondation Terra Nova organisait un débat avec Ségolène Royal et Thomas Piketty. C’est vrai c’est un peu long, c’est sans doute pour ça qu’aucun éditocrate patenté n’en a dit une ligne, ils préfèrent les petites phrases… ça permet de broder joyeusement et sans trop s’interroger… Pour ma part, je vais prendre un peu de temps et décortiquer le tout pour un prochain billet.

Sinon 4 à 500 personnes pour un débat aussi arride… c’est pas mal comme quoi on peut intéresser les gens… ah non ça doit être le fan club.

Aparté : si vous avez des vidéos d’autres candidats, n’hésitez pas à me les signaler.

Quelques liens sur ce débat sur la fiscalité : entretien de Piketty avec AlterEco, débat entre Hollande/Pikettye.

Merci à Kevin Bernadi pour la vidéo.


S. Royal & T. Piketty : Tout le débat sur la… par segolene-royal

Voilà mon tiercé dans l’ordre pour le premier tour de la Présidentielle.

Bien qu’ayant une sympathie certaine pour ce tribun nécessaire qu’est Jean-Luc Mélenchon, je me vois mal glissé son bulletin de vote dans une urne. Si je peux me retrouver dans certaines de ses propositions qui sont loin de constituer les prémices d’un abécédaire révolutionnaire ; j’avoue ne pas partager sa vision stratégique vis à vis de l’extrême-gauche. Restant un indécrottable social démocrate, j’avoue ne pas goûter de me retrouver à la même table que cette dernière qui dans tous les cas – à moins d’appliquer le programme de transition de Léon – finira invariablement par vous envoyer à la figure cette fameuse ritournelle de « l’infâme social traitre à la solde du GKI (Grand Kapital International) ».

Aussi à défaut d’attendre vaillamment le grand soir, n’en déplaise à certains de mes amis, je continue de penser – dans l’erreur, je n’en disconviens pas- que l’exercice du pouvoir impose certains compromis avec les forces en présence. L’important étant de veiller à ne pas sombrer corps et âme dans la compromission comme cela s’est vu dans un passé récent.

Ce tiercé de prime abord peut sembler incongru mais à la réflexion, il traduit assez bien ce que j’attends d’un homme ou d’une femme politique aujourd’hui : ténacité, idées, éthique -nous sommes d’accord, aucun politique n’incarne ces trois qualités -

Partant de ce postulat et de cet autre tendant à croire – à tort bien entendu car je suis un social traitre – que chacun(e) aspire à une société plus juste, il me faudra bien faire un choix le jour venu.

Bien entendu, on peut arguer à raison qu’à cette heure, je ne connais pas les programmes, c’est un fait cependant vis à vis de Ségolène Royal et d’Eva Joly, on commence à voir se dessiner les idées forces. Pour DSK, je l’avoue, c’est forcément plus difficile d’autant que le FMI n’est probablement pas le lieu d’une social démocratie décomplexée cependant il reste pour moi, une boité à idées – bonnes et moins bonnes – si d’aventure il était candidat, j’espère que celle-ci sera à la hauteur des enjeux.

D’autres pourront toujours me dire que je fais abstraction des partis et de leur prose programmatique. Après deux décennies de militantisme, je peux le dire sans autre formalisme, ces programmes n’engagent que ceux qui les votent… J’invite les sceptiques à relire – au hasard- les différentes motions de synthèse issues des différents congrès du PS depuis sa création. Donc qu’on n’attende pas de moi de réclamer un quelconque et fort opportun « le programme, tout le programme, rien que le programme ». La Présidentielle, sous la Vème, est une rencontre entre un candidat et les citoyens – l’expression Peuple ne recouvre plus aucune réalité -, c’est une des règles du jeu, qu’on soit pour une VIème ou une VIIème République, jusqu’en mai 2012, elle restera en vigueur.

Ne voyez pas dans ce rappel à la réalité politique, une quelconque croyance en l’homme ou la femme providentielle ; au contraire, comme d’autres, je reste persuadé qu’à mesure que la société se complexifie, de nouvelles formes de contre pouvoir émergent. Pour le moment, ils ne sont pas encore arrivés à maturité -du fait notamment d’un personnel politique qui craint une remise en cause de son pouvoir verticalisé – mais des signes tangibles mais encore fragiles tendent à accréditer cet « espoir ». Ceci ne dispense en aucun cas d’une profonde rénovation de nos institutions et des comportements de nos élus.

Voilà à ce stade, mon état d’esprit…

Et si au 1er tour, il n’y avait aucun de ces candidat(e)s et bien j’assumerai mon vote blanc.

PS : Petite précision, je ne participerai pas aux différentes primaires mais cela ne m’empêchera pas de partager mon avis. Il y a quantité de sujets dans cet article sur lesquels je reviendrai.

« Je trouve intolérable, honteux, nauséabond que dans notre république des élus, des ministres puissent tenir de tels propos, ils insultent la France par leur comportement et leur sdéclarat ions ».

Bon grosso modo, ça devrait être les propos de François Fillon, Martine Aubry, Laurent Fabius et de la quasi totalité de la classe politique française suite à cette belle glissade du ministre des transports…

N’y voyez surtout pas matière à voir une quelconque défense de Georges Frêche, simplement je suis curieux de voir si nos champions de la morale et de l’éthique auront la même ferveur pour dénoncer Dominique Bussereau… D’autre part, « l’affaire » tiendra-t- elle une 10 jours dans les médias…

C’est le minium syndical pour un ministre, non ?

On peut d’ailleurs se demander si l’UMP peut encore raisonnablement apporter son soutien à un tel personnage, enfin en même temps, comme c’est vis à vis de Ségolène Royal, la faute est à moitié pardonnée voire totalement exonérée.

Deux poids, deux mesures ? ou de simples calculs purement politiciens sans l’ombre d’une conviction ?

Depuis hier, toute la classe politique s’est liguée contre Georges Frèche après sa phrase sur ce pauvre Laurent Fabius qui n’aurait pas une tête catholique…

Je passe sur le grotesque des accusations en antisémitisme… GF étant plutôt un sioniste en approuvant par exemple l’édification du Mur Israélien (étant moi-même plutôt pro-paestinien….) … Siné, E. Morin ont également eu à faire à ce genre d’invectives qui à force n’auront plus aucun effet quand il s’agira de confondre effectivement de réels antisémites.

Avant toute chose, je préfère clarifier les choses… pour moi Frèche représente d’une certaine façon tout ce que j’exècre au niveau du PS… au même titre que Laurent Fabius d’ailleurs… sur des registres un peu différents qui se terminent par des pratiques claniques…

Et que le PS joue sur cet amalgame en dit long sur son délitement moral et le peu de cas de l’éthique politique…j’ai toujours défendu le fait que la politique avait à gagner en ne travestissant pas la réalité.. Donc, si Martine Aubry avait des choses à faire contre Frèche c’était bien avant… Là, monter en épingle une blague à 1o centimes surtout que chronologiquement elle vient après une première attaque de Fabius (déclarant qu’il ne voterait probablement pas Frèche aux Régionales)… c’est vraiment de la politique de poubelle.

Enfin, bien qu’auréolée de sondages flatteurs, la première secrétaire reste dans le louvoiement permanent… Du soutien initial à Peillon pour aller vers une position beaucoup plus nuancée ; de ses déclarations sur les retraites et son revirement après qu’une partie de ceux qui l’ont faite reine aient donné de la voix, les exemples ne manquent. J’ai quelques autres trucs en stock dont je ferai part dans les prochains jours sur le coté autosatisfaction sarkozienne, de faits à rebours des déclarations des camarades nordistes.

Une chose cependant m’étonne… c’est cette classe politique qui se sert les coudes de cette manière, sur des propos qui ne cassent pas trois pattes à un canard (on peut le dire ???)… jusqu’à Raffarin…  hélas, je n’ai jamais vu une telle mobilisation quand certains Pitbulls de l’UMP déclaraient dans la presse que Ségolène Royal était folle… Pourquoi si peu de réactions ? Une femme ? Elle ne fait pas partie de la petite coterie politique parisienne ?

Alors ce deux poids, deux mesures… très peu pour moi… juste un minimum de cohérence.

Une chose est cependant certaine,  jamais je ne voterai pour Laurent Fabius, jamais je ne voterai pour Georges Frèche…

Je pose la question de façon abrupte mais j’avoue ne plus rien comprendre… ou trop… à l’attitude du Président du MoDem. Toujours prompt à donner des conseils pour faire de la politique autrement, il ne supporte cependant pas que d’autres puissent le dire et surtout le faire.

En septembre, il avait appelé à un parlement de l’alternance (de mémoire je crois que Royal avait accepté le principe) ; en décembre, il avait déclaré « Ce que j’appelle l’arc central, cela va de la gauche républicaine à un certain nombre d’hommes et de femmes de la droite sociale en passant par le centre et les écologistes».

Là, alors qu’on offre à son parti les moyens d’une expression pluraliste (avec la possibilité de créer un groupe), sachant qu’en Poitoux-Charentes, la probabilité que le MoDem fasse plus de 10 % est faible, il décline en des termes peu glorieux.

D’autant que l’alliance avec le PS pour le second tour d’après Profession Politique semble se concrétiser un peu plus chaque jour : « Tout sauf une alliance avec l’UMP, qui a fait de ces régionales un référendum pour sa politique nationale » ».

C’est vraiment se foutre du monde et des citoyens à un moment où la classe politique, dans son ensemble, n’a jamais été aussi peu crédible.

A cela, ses propos de vierge outragée à l’encontre de militants de CAP21 qui rejoignent Europe Ecologie donne l’impression de l’hôpital qui se fout de la charité : « comme dans tous les partis, à l’heure des élections il y a des amertumes et des gens allant chercher des avantages ailleurs ».

J’ai pourtant le sentiment qu’avec Bayrou c’est un peu « Moi ou la mort ». Et j’avoue quand je lis les tortillements de l’Hérétique pour expliquer qu’en fait c’est pour mieux les tuer… je crois surtout que le MoDem va se donner le coup de grâce tout seul aux Régionales.

Quand on fait de la politique, il y a aussi un principe de réalité qui doit commander un certain pragmatisme… Or François Bayrou semble avoir fait le choix de s’affaiblir durablement. Durablement car la dynamique issue des Présidentielles est morte… sauf pour lui et son dernier carré de fidèles.

On en jugera le 21 mars mais je crains que les régions où le MoDem sera en capacité de se maintenir au 2nd tour (ce qui dans le cadre  d’une négociation est essentiel) se comptent sur une main amputée de deux doigts voire un moignon.

Msg Personnel : Toine, je ne me suis pas excusé :)

revue-de-presseNicolas Sarkozy avait inauguré de belle manière ce mauvais mélange des genres avec notamment l’arrivée à l’Elysée de Catherine Pégard du Point.

A l’époque, je m’étais déjà étonné contre ce type de pratiques qui ne peut qu’entretenir ce sentiment, cette réalité de la connivence entre le monde politique et le monde des médias.

A l’époque, certains à gauche comme au Parti Socialiste s’étaient émus de ces passerelles d’autant plus quand cela touche les journalistes politiques.

Il y a une semaine, ce même PS recrutait Emile Josselin de 20minutes ; hier on a appris que Francoise Degois de France Inter rejoignait le cabinet de Ségolène Royal en Poitou-Charentes.

Alors comme là, cela concerne Ségo… forcément, je change d’avis et je trouve que c’est faire preuve de courage de la part de cette journaliste et c’est définitivement génial.

Hélas non… comme pour Sarko et encore peut être plus quand cela touche la gauche, je reste persuader que cela ne peut qu’amoindrir encore un peu plus la précaire relation de confiance entre les citoyens et la presse. Et je ne suis pas certain de la plus-value apportée par de tels « débauchages » aux politiques.

Dans un monde de plus en plus complexe, les journalistes ont un rôle particulier… non celui d’éduquer, cela équivaudrait à qu’il y a une bonne parole, mais celui de porter à la connaissance de chacun tous les éléments d’un débat.

Nombreux sont ceux à s’interroger depuis longtemps sur cette fonction essentielle du journalisme. Je doute que ces nominations lève le doute sur une profession déjà durement touchée par une certaine forme de discrédit qui à terme peut poser la question même de leur survie surtout à l’heure d’Internet.

Contrairement aux dires de Vincent Peillon sur LCI, c’est bien Espoir A Gauche qui est la puissance invitante pour ce rassemblement à Dijon.

Comment vérifier, il suffit de demander aux militants d’EAG si ils ont une trace. Deuxième chose probablement plus importante, c’est l’article du 10 novembre de Stéphane Alliès (Médiapart) qui parlait des problèmes de démocratie interne pour la désignation des candidats EAG pour les régionales…

On peut donc concevoir ce déplacement de Ségolène Royal comme une mise en garde. Au fait, pourquoi une membre d’EAG se verrait-elle interdite d’assister à une réunion initiée par sa motion ? Très sincèrement, on marche sur la tête.

Dernier post sur ce truc débile qui a pris des proportions insensées mais à un moment, il me parait nécessaire de revenir aux faits.

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