
Fiasco mortel.
C’est fait l’échec annoncé est bien là et il ne suffira pas d’un vague communiqué pour changer cette réalité. Certes, on nous promet une nouvelle conférence pour 2010 mais on peut douter d’une quelconque avancée tant les antagonismes entre les nations, pays pauvres et pays riches sont grands… à l’image des égos de nos chers représentants (La mesquinerie des grandes nations –CI-) des nos « grandes puissances », chacun voulant tenter à vil prix d’apparaître comme LE sauveur du monde.
Dans cette sinistre comédie, Nicolas Sarkozy n’aura pas été en reste avec un sens de la négociation faite de contretemps (poser des sujets qui ne sont pas à l’ordre du jour…), d’effets de manche (la taxe sur les flux financiers refusée au Parlement Européen par son parti)… bref comme d’habitude avec lui, de la pure gesticulation. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a un coté Georges Marchais chez Nicolas Sarkozy… « vous avez vos questions, je viens avec mes réponses ».
Maintenant sur le fond… nul besoin de se voiler la face, des intentions minimales sans contraintes, les résultats seront probablement à l’identique de ceux des accords de Kyoto dont le bilan, malgré des ambitions modestes, est tout simplement ridicule. Autre constat inquiétant, la chose la mieux partagée des pays développés reste un égoïsme forcené et cynique. Cynisme qui tend vers une sorte de néocolonianisme écologique moyennant quelques sous jetés sur des sols arides ou recouverts par les eaux.
La notion de droits d’émissions semble traduire ce néocolonialisme ; un des négociateurs de ces pays pauvres n’a-t-il pas déclaré que « les compensations offertes ne paieront même pas les cercueils » (Quelles conséquences pour l’Afrique – CI-). Et surtout de facto, il interdit tout forme de développement pour ces derniers sauf à être plus écologique que les pays riches. Ces derniers et nous-mêmes avons une dette écologique abyssale vis du reste du monde.
Et l’Europe… qui ça ? Ah oui Sarkozy s’agite encore seul… ça va faire un peu de mousse ici… en France… sinon, rien mais cela lui permet de s’acheter une petite veste écolo pour le printemps.
Un dernier signe qui démontre l’ampleur de cet échec, le plongeon des quotas de CO2… les industriels ne s’y sont pas trompés… ils peuvent continuer à polluer tranquillement, ils ont la bénédiction des puissants de ce monde.
Article en partenariat avec Courrier International (Pour sortir un peu de la vision française, je vous conseille le dossier spécial Copenhague).



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