Journalistes et politiques, un mauvais mélange des genres.

revue-de-presseNicolas Sarkozy avait inauguré de belle manière ce mauvais mélange des genres avec notamment l’arrivée à l’Elysée de Catherine Pégard du Point.

A l’époque, je m’étais déjà étonné contre ce type de pratiques qui ne peut qu’entretenir ce sentiment, cette réalité de la connivence entre le monde politique et le monde des médias.

A l’époque, certains à gauche comme au Parti Socialiste s’étaient émus de ces passerelles d’autant plus quand cela touche les journalistes politiques.

Il y a une semaine, ce même PS recrutait Emile Josselin de 20minutes ; hier on a appris que Francoise Degois de France Inter rejoignait le cabinet de Ségolène Royal en Poitou-Charentes.

Alors comme là, cela concerne Ségo… forcément, je change d’avis et je trouve que c’est faire preuve de courage de la part de cette journaliste et c’est définitivement génial.

Hélas non… comme pour Sarko et encore peut être plus quand cela touche la gauche, je reste persuader que cela ne peut qu’amoindrir encore un peu plus la précaire relation de confiance entre les citoyens et la presse. Et je ne suis pas certain de la plus-value apportée par de tels « débauchages » aux politiques.

Dans un monde de plus en plus complexe, les journalistes ont un rôle particulier… non celui d’éduquer, cela équivaudrait à qu’il y a une bonne parole, mais celui de porter à la connaissance de chacun tous les éléments d’un débat.

Nombreux sont ceux à s’interroger depuis longtemps sur cette fonction essentielle du journalisme. Je doute que ces nominations lève le doute sur une profession déjà durement touchée par une certaine forme de discrédit qui à terme peut poser la question même de leur survie surtout à l’heure d’Internet.

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